Colette Gaussot et sa famille

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Colette Mongin naît le 1er février 1932 à Chamonix, de Victor Mongin (*1905 †1968) et de son épouse Jeanne, née Schmidt (*1905 †1961).

Victor naît à Paris, où sa mère Marie Bossonney, jolie jeune fille de Chamonix, était partie travailler, et où elle épousa un monsieur Mongin (travaillant m'a-t-on dit dans une entreprise de charbon). Ce dernier meurt accidentellement en chutant d'un train, et Marie décède de la tuberculose. Orphelin à 7 ans, Victor est recueilli à Chamonix par une cousine Bossonney.

Victor part étudier l'hôtelerie en Angleterre. Le 20 mars 1926, il épouse Jeanne Schmidt; les témoins sont Luc Bossonney et Roger Schmidt.

Par la suite, Victor dirige à Chamonix l'hôtel Couttet, propriété des frères Joseph et Jules Couttet, les fils de François Couttet dit Baguette, fondateur en 1880 du Grand hôtel Couttet et du Parc (Joseph et Jules construisirent en 1926 la villa des Améthystes, qui deviendra la Tournette de Maurice Herzog puis en juin 2015 la Maison des Artistes d'André Manoukian et Pascal Armand).

Pendant la seconde guerre mondiale, l'hôtel Couttet est réquisitionné par les Allemands, et Victor perd son poste. Il s'engage dans l'Armée Secrète (A.S.), dans le groupe du sergent André Bossonney (futur créateur de stations de ski au Chili), aux côtés notamment de Gaston Rébuffat et de James Couttet. Le 17 août 1944, jour de la libération de Chamonix, les jeunes maquisards posent avec leurs armes devant l'Helvetia. On reconnaît, de gauche à droite, Victor Mongin, Gaston Rébuffat, Charles Mountz, Jean Claret, Jean Farini, André Bossonney et James Couttet.

Victor Mongin et les maquisards le 17 août 1944    → Victor Mongin et les maquisards d'André Bossonney en 1944 (photo X, source Le Figaro)

Par la suite, Victor Mongin dirigera à Chamonix les hôtels Majestic et Mont-Blanc, et pour finir l'hôtel Napoléon à Grenoble.

Victor Mongin vers 1957    → Mon grand-père Victor Mongin vers 1957

La mère de Colette, Jeanne, est couturière. Tout petit, je suis fasciné par sa machine à coudre Singer, et je l'aide en actionnant à la main le pédalier (Maman a conservé cette machine, qui se trouve aujourd'hui chez moi). Je me souviens aussi que j'allais parfois passer la nuit chez elle, rue Vallot, au bord de la Bédière, ma petite valise bleue à la main.

Jeanne Schmidt en 1921    → Ma grand-mère Jeanne Schmidt le 11 septembre 1921    Jeanne Mongin vers 1960    → Jeanne Mongin vers 1960 (photo Roland Gay-Couttet)


La Singer de Jeanne Mongin    → La machine à coudre de ma grand-mère

Jeanne est la fille d'Adolphe Schmidt (*1874 †1961), voiturier au Praz d'en bas et conducteur de diligence à Chamonix, et de Césarine Dévouassoud (*1879 †1950). Petit, je suis très impressionné par les grandes moustaches blanches de mon arrière-grand-père. Le voici ci-dessous avec sa fille, sa petite-fille, son arrière-petite-fille (qui fête son premier anniversaire) et moi.

Adolphe Schmidt en 1961    → Mon arrière-grand-père Adolphe Schmidt le 17 juin 1961    Adolphe Schmidt en 1961

Adolphe était le fils de Frédéric Schmidt dit Frédéric l'Allemand (*ca1846 à Kandergrund, canton de Berne), voiturier au Bourg, de religion protestante, et de Marie-Josette Frasserand (*ca1848 à Martigny), mariés en 1870. Un frère d'Adolphe, Ernest (*1879 à Chamonix †1965) épousa en 1905 Marie-Alice Bossoney; ils eurent un fils, René.

Césarine était la fille d'Albert Dévouassoud (*1834 à Chamonix †1863), cultivateur au Crey, et de Marie-Lydie Rey (*1847 à Servoz †1909), elle-même fille de Joseph Rey et de Jeanne Paccard, et qui tenait un café à Servoz. Après la mort d'Albert, Marie-Lydie se remaria avec Jean-Albert Semblanet (ce dernier partit pour les Etats-Unis après un crochet par l'Argentine en 1870; il n'eut pas de descendance, contrairement à son frère Jérémie, père de Lucile Semblanet).

Albert était le fils de Michel Dévouassoud (*1800 à Chamonix †1875), laboureur au Crey, et de Marie-Jeanne Charlet (*1802 à Chamonix †1880). Son frère Michel-Théophile (*1825) épousa Julie Payot, son frère Michel-Jérémie (*1827) épousa Marie Romaney, sa sœur Marie-Adèle épousa en 1855 Joseph-Marie Tairraz.

Michel était le fils de Pierre-François Dévouassoud (*ca1771 à Chamonix †1797), laboureur aux Barrats, tué par un billon, et de Julienne Simond (*1777 à Chamonix †1848), elle-même fille de Jean-Pierre Simond et de Jeanne-Marie Cachat. Pierre-François devait être un laboureur robuste, puisque Michel eut 11 frères et sœurs, parmi lesquels Ferdinand (*1811 †1872), époux en 1838 de Marie-J. Couttet, Jérémie-François (*1814 †1887), époux en 1854 de Henriette Balmat, Jean (*1818 †1876), époux en 1832 de Marie-Henriette Simond, Pierre-Méry (*1798 †1866), époux en 1820 de Marie-Aug. Cachat-Rosset, et Thérèse-Séraphine (*1805 †1874), épouse en 1827 de Michel Paccard. Cette impressionnante fratrie imposa de coller un rabat sur la page de l'arbre généalogique !

Pierre-François était le fils de Jean-Michel Dévouassoud (*1728 à Chamonix) et de Marie Balmat (*ca1739 à Chamonix †1802), elle-même fille de Michel Balmat et d'une demoiselle Andréaz-Comte. Son frère Jean-Michel (*1778 †1846) épousa en 1796 Angélique Couttet, son frère Jean-François (*1781 †1870) épousa en 1816 Jeanne-Marie Ravier.

Jean-Michel était le fils de Barthélémy Dévouassoud (†ca1770), laboureur aux Tissourds puis aux Barrats, et de Marie Payot (*ca1705 à Chamonix †1745). Son frère Barthélémy (*1730 †1789) épousa en 1777 Marie-J. Balmat.

Barthélémy était le fils de Pierre-François Dévouassoud (*ca1675 à Chamonix †1720 à Chamonix), laboureur aux Barrats, et de Claudine Frasserand (*ca1668 †1704 à Chamonix).

Enfin, Pierre-François était le fils de Balthazard Dévouassoud et de Jeanne Michelle Descombes, mes arrières-arrières-arrières-arrières-arrières-arrières-arrières-arrières-grands-parents !

Selon Charles Gos (dans son livre Alpinisme anecdotique, 1934), la famille Dévouassoud est une vieille famille du Prieuré [de Chamonix], dont on retrouve la trace jusqu'au quatorzième siècle, dans les archives de la vallée, sous le nom de Des Vuaczos.

Un grand merci et un grand bravo à l'association des Amis du Vieux Chamonix et en particulier à Maurice Gay, qui m'a grandement aidé à reconstituer mon arbre généalogique maternel !

Revenons trois siècles plus tard. Colette (ma maman) a une sœur aînée, Janine, qui épousera le docteur Jean-Daniel Gringoire (*1906 †1988), mon parrain, et travaillera avec lui à Paris.

Jeanne (ma mamie) a trois frères plus âgés. Roger Schmidt (*1901 †1971) est l'aîné. Raymond Schmidt (*1902 †1982) sera concessionnaire de la Piscine Molitor à Paris, où il tiendra un magasin de sports et donnera l'hiver des cours de patinage; il aura trois enfants, Norbert (*1925 †1943 au lac Blanc avec 11 autres jeunes de Jeunesse et Montagne), Monique et Christian. Gaston Schmidt (*1903 †1977) sera concessionnaire de la Plage de Chamonix, aidé ponctuellement par ses trois fils, Alain, Jean-Claude (tous deux installés depuis à Torremolinos et à Malaga, en Andalousie), et Norbert (*1945 †1992) (que toute la famille appelait Bob), dermatologue à Sallanches. Les deux cadets de Jeanne, Laurent (*1908 †1908) et Laurence (*1909 †1909) moururent peu après leur naissance.

Norbert Schmidt en 1943    → Le cousin germain de Maman, Norbert Schmidt, en 1943

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